Trois modèles en huit ans : l'école, les petits produits, le programme
François a d'abord tenu une école de musique en région parisienne : une équipe de professeurs, près de cent élèves par semaine, des événements, un spectacle de fin d'année. L'année se vendait neuf cents euros, pour cinquante-cinq mille euros de charges annuelles, ce qu'il donne comme l'une des grandes raisons de son arrêt.
Il est ensuite passé aux formations en ligne, vendues à la carte : une dizaine de modules entre quarante-neuf et cent dix-neuf euros, avec une chaîne YouTube pour y amener les gens. Aujourd'hui, il dirige un programme intensif qui vise à rendre un guitariste autonome en moins de neuf mois.
« Mon panier moyen tournait autour de cent euros. Ça fait presque quelque chose de le dire maintenant, vraiment. »
Le plafond d'un an, et ce qu'il venait chercher
Son blocage a duré près d'un an : trois mille cinq cents à quatre mille euros par mois, sans parvenir à monter. Il précise que c'était déjà bien pour de la prestation entièrement en ligne, après une activité à local et à charges.
Ce qu'il venait chercher était précis, et ce n'est pas ce qu'il a trouvé. Il envoyait ses courriels à la main, faisait des promotions de temps en temps, et voulait automatiser. Il ne soupçonnait pas les deux choses qui allaient réellement changer son chiffre : vendre beaucoup plus cher, et simplifier.
« Je venais chercher des stratégies pour automatiser au maximum. Et en fait, j'ai appris mille et une choses que je ne soupçonnais pas. »
De douze offres à une seule, et de 100 € à 3 500 €
Le changement qu'il cite en premier est celui de l'offre : il a compacté dix, onze, douze programmes en un seul, vendu aujourd'hui entre trois mille et trois mille cinq cents euros. C'est la remarque en coaching qu'il raconte dans son premier entretien, et qu'il a appliquée sans négocier.
L'arithmétique qu'il en tire est celle qui frappe le plus : un seul client d'aujourd'hui vaut ce que trente à cinquante clients lui rapportaient en un mois. Il ajoute le second chantier, le tunnel complet, de YouTube ou de la publicité jusqu'à l'appel, où quatre-vingt-dix pour cent du travail d'explication est déjà fait quand la personne décroche.
« Au lieu d'avoir dix, onze, douze offres, j'ai tout compacté en une seule et même offre. »
Ce qu'il croyait impossible : vendre 3 500 € des cours de guitare
Il est franc sur sa propre croyance : il ne pensait pas que quelqu'un mettrait un gros budget pour se perfectionner à la guitare. Et il explique d'où venait ce formatage : il avait vendu une année entière de cours en présentiel, événements compris, neuf cents euros.
Ce qu'il constate aujourd'hui est l'inverse. Ses élèves sont plus motivés, les résultats sont là, et des gens qui ne le connaissaient pas trois semaines plus tôt rejoignent le programme après une publicité. Charlotte a fait exactement la même découverte en passant du présentiel au distanciel.
« Je me disais : qui va s'inscrire à un tel programme pour apprendre de la guitare ? Mais derrière, c'était moi qui voyais les choses de travers. »
Pourquoi le distanciel bat son présentiel d'avant
La question lui est posée franchement : parmi ses trois modèles, lequel donne les meilleurs résultats à ses élèves ? Sa réponse est nette, et ce n'est pas le présentiel.
Il garde un rendez-vous en direct chaque semaine, qui reproduit le cours hebdomadaire d'avant. Ce qu'il gagne en plus, ce sont les outils numériques d'apprentissage, impossibles en salle. Et il décrit un effet auquel il ne s'attendait pas : chaque semaine, il corrige le passage du programme où un élève a buté, donc le programme se perfectionne tout seul pour les suivants.
« Cette amélioration continue du programme, ça, c'est surpuissant. »
Ses résultats sur un an : de 4 000 € à un mois de rentrée à 17 000 €
Il rejoint le programme en avril 2025, le suit entièrement en un mois, et dès mai son offre et son tunnel sont en place. Il évalue ce premier mois à neuf ou dix mille euros, de mémoire ; le chiffre relevé sur le moment était de huit mille trois cents euros facturés. Juin dans les mêmes eaux, juillet et août plus calmes, à six mille.
Puis vient septembre 2025, sa première rentrée avec le nouveau système : dix-sept mille euros sur le mois, soit cinq à six mois de ce qu'il faisait avant, en quatre semaines. Et il souligne le point qui compte : deux à quatre clients par mois au lieu de trente à cinquante.
« Ça faisait deux ans que je plafonnais à trois mille cinq cents. Quand tu fais dix-sept mille euros, c'était presque violent. »
Ce que le mastermind a ajouté, et son curseur d'aujourd'hui
C'est ce mois de septembre qui l'a décidé à aller plus loin. Ce qu'il en retient tient en trois choses : se retrouver entre membres qui ont déjà installé un système à plusieurs dizaines de milliers d'euros, le plan d'action monté à son arrivée, et le soutien pendant les moments de doute, qu'il reconnaît avoir eus.
Son déclic technique est la publicité à plus gros budget, qui lui faisait très peur. Et il mesure le chemin par une boutade : février est un mauvais mois, il n'a fait que treize mille cinq cents euros. Octobre à l'équivalent de septembre, décembre au-dessus, janvier à dix mille. Son seuil bas est devenu dix mille euros, et il vise vingt à trente mille.
« Ce mois de février, c'est un mauvais mois pour moi, je n'ai fait que treize mille cinq cents euros. C'est pour montrer que le curseur a quand même vachement évolué. »
Le mastermind est en pause, et ce qu'il dit à ceux qui vendent trop bas
Comme pour Corentin et Roland, à savoir avant de chercher à rejoindre ce dont parle François : le mastermind est en pause, et c'est le consulting privé en tête-à-tête qui l'a remplacé.
Ce qu'il laisse en dernier ne porte pas sur un format mais sur une question qu'il se pose à lui-même, en repensant à ses offres à quatre-vingts euros. Si elle vous parle, l'appel découverte est gratuit, et les autres membres racontent la même bascule de prix.
« Comment est-ce qu'on peut vivre en vendant des produits aussi peu chers, mais surtout en dévalorisant autant son travail ? »
Lire la transcription de l'entretien
Rémy : Salut François, merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation, ça me fait très plaisir de refaire le point. Ce n'était pas moi qui avais fait ton interview précédente. Est-ce que tu peux rapidement dire ce que tu fais, le domaine dans lequel tu es ? Et ça peut être intéressant de faire une petite rétrospective : tu es venu à nous, tu avais déjà une activité, ensuite tu es passé par Funnels Club, et ensuite le mastermind.
François : Bien sûr. Alors, François Daoud, j'ai fondé la Guitare Pro Académie. C'est un programme de formation intensif à accès en direct qui s'adresse à des guitaristes, dans le but de les rendre autonomes sur leur instrument. On a un parcours qui est très structuré, et ça s'adresse à ceux qui veulent atteindre un gros niveau en un minimum de temps, donc en moins de neuf mois. Le parcours d'apprentissage est balisé par plein de modules, c'est un parcours ultra complet.
Rémy : Qu'est-ce que tu faisais avant de venir à nous, et qu'est-ce qu'on a commencé à mettre en place au début ? Raconte-le comme tu l'as vécu.
François : Très simplement : avant de rejoindre Funnels Club puis le mastermind, qui sont une sorte de continuité, j'avais déjà commencé à travailler en ligne, à créer des programmes, des formations en ligne que les gens pouvaient suivre librement. Je vendais des petits programmes comme ça, l'équivalent d'un module à la fois. J'avais une dizaine de modules différents que je vendais. Et j'avais mon YouTube, où je faisais mon contenu gratuit, avec des appels à l'action qui redirigeaient vers mes petits programmes, que les gens achetaient un peu à la carte.
Rémy : Est-ce que tu peux dire le prix d'un produit en moyenne, et le panier moyen ?
François : C'était très bas. Le prix moyen tournait autour des quatre-vingts euros : j'avais des programmes à quarante-neuf euros, des programmes à cent dix-neuf euros. Ça fait presque quelque chose de le dire maintenant, vraiment. Le panier moyen était dans ces eaux-là : des fois, certains achetaient plusieurs programmes, un à soixante-dix-neuf euros, un à cent dix-neuf. Mais je tournais autour de cent euros de panier moyen.
Rémy : À cette époque, quand tu vendais ces offres à quelques dizaines d'euros, avec cent, cent vingt euros de panier moyen, quel a été ton problème ? Si à un moment tu nous as contactés, c'est que tu avais décelé quelque chose.
François : Très clairement. Le problème que je rencontrais, et que j'ai traîné sur quasiment une année, c'est que je plafonnais en termes de chiffre d'affaires mensuel. J'étais déjà dans l'activité en ligne, et c'est génial, puisque avant ça j'étais sur une activité plus traditionnelle avec un local, une équipe, plein de charges. Là, j'avais un chiffre d'affaires qui tournait autour des trois mille cinq cents, quatre mille euros par mois, et c'était plutôt pas mal pour de la prestation de services uniquement en ligne. Mais je plafonnais là-dessus, et j'avais l'ambition d'aller chercher des chiffres bien supérieurs, comme six, sept, huit mille euros à l'époque.
Rémy : Qu'est-ce que tu imaginais apprendre pour faire fois deux sur ton activité ? Et est-ce que ce que tu pensais qu'on allait te demander de faire, c'est ce qu'on a fait réellement ?
François : C'est une excellente question, parce que je me souviens précisément de ce que je suis venu chercher. Je venais chercher des stratégies pour automatiser au maximum. À l'époque, je faisais mes courriels manuellement : j'avais mon YouTube, je captais des adresses, j'envoyais des messages à la main, je faisais des petites promotions de temps en temps. Et à force de faire ça, au bout de quasiment deux ans, je me disais que c'était dommage, parce qu'il y avait des séries de messages plus pertinentes que d'autres, et dommage de ne pas les renvoyer à chaque nouveau prospect. Donc je pensais rejoindre Funnels Club pour rejoindre, entre guillemets, Rémy Jupille, l'expert en tunnel de vente. C'est ce que je suis venu chercher. Et en fait, j'ai appris mille et une choses que je ne soupçonnais pas : l'histoire du high ticket, par exemple, donc vendre un programme calibré complètement différemment, quelque chose que je n'avais pas du tout en tête, et qui a complètement fait exploser mon chiffre d'affaires. Et le fait de simplifier vachement le business. Jamais je n'imaginais que simplifier changerait la chose à ce point.
Rémy : Tu dirais que ce que tu faisais avant était plus compliqué que maintenant, avec moins de chiffre d'affaires ?
François : Beaucoup plus compliqué, et beaucoup moins prévisible. Même si aujourd'hui, il faut encore que je me rode sur pas mal de choses, j'ai une idée de comment vont se passer les choses. À l'époque, j'avançais à vue, et comme rien n'était automatisé, il n'y avait pas de processus, je ne maîtrisais pas grand-chose finalement.
Rémy : Qu'est-ce que tu as mis en place ? Deux ou trois vraies actions qui ont eu un gros impact, et les résultats que ça t'a permis d'obtenir d'abord dans Funnels Club.
François : Les gros changements que j'ai apportés, c'est l'offre déjà. Au lieu d'avoir dix, onze, douze offres, j'ai tout compacté en une seule et même offre. Au lieu d'avoir plusieurs offres qui tournent autour de quatre-vingts, quatre-vingt-dix, cent euros en moyenne, j'ai une offre qui tourne aujourd'hui à trois mille, trois mille cinq cents euros. Donc ça change complètement la donne.
Rémy : Une vente, c'était ton chiffre d'affaires d'avant.
François : C'est ça. Aujourd'hui, un client, c'est ce que je faisais en un mois à l'époque. Pas cent clients, mais plutôt trente, quarante clients pour faire ce qu'aujourd'hui j'ai avec un seul client. Donc ça change complètement la donne. Et ensuite, il y a tout le tunnel que j'ai installé, qui va de YouTube, à travers de l'organique ou de la publicité, jusqu'à l'appel téléphonique derrière, pour avoir les gens au téléphone et potentiellement les faire intégrer le programme. Tout ce qui est entre les deux a été automatisé, et c'est un truc de dingue. Les gens arrivent déjà prêts, déjà mûrs. Je n'ai pas besoin derrière de vendre quoi que ce soit : ils savent où ils en sont et ils sont prêts à se lancer, ou bien je me rends compte que pas vraiment. Une grosse partie du travail, quatre-vingt-dix pour cent du travail d'éducation et de filtre, a déjà été faite. Et ça, c'est énorme.
Rémy : Quand tu étais arrivé, tu faisais de la création de contenu, tes clients venaient essentiellement de là. Il y en a beaucoup qui ont la croyance que si ça a marché pour toi, c'est parce que tu avais une audience. Est-ce que tu pensais qu'il était possible de vendre dans ton domaine des offres à plus de trois mille euros ? Et aujourd'hui, est-ce que quelqu'un qui ne t'a jamais connu et qui te découvre sur une publicité devient client ?
François : Tout d'abord, non, évidemment que non, je ne pensais pas qu'une personne ne me connaissant pas, ou même me connaissant, serait prête à mettre un gros budget dans le perfectionnement de la guitare. Pour plein de raisons, d'ailleurs : j'étais moi-même formaté d'une certaine façon. Avant de travailler en ligne, j'avais monté une école de musique en région parisienne, avec une équipe de profs, une belle structure, pas loin de cent élèves qui venaient chaque semaine prendre leurs cours. On se démarquait bien de la concurrence, on était très impliqués, il y avait un bel esprit dans cette école, et l'année, on la vendait neuf cents euros. L'année incluait les cours hebdomadaires, plein d'événements, le spectacle de fin d'année, une plateforme en ligne aussi à l'époque. Donc il y avait tout ça pour neuf cents balles sur l'année. Et aujourd'hui, quand je propose de rejoindre un programme à trois mille, trois mille cinq cents euros, ça me semblait, qui va s'inscrire à un tel programme pour apprendre de la guitare ? Mais derrière, c'était moi qui voyais les choses de travers. Aujourd'hui, les élèves qui me suivent sont ultra motivés et ravis. Le programme est complètement différent, on a un contact quotidien avec les élèves, c'est très intensif, les résultats sont là, c'est juste magique. Mais tout ce stade-là était pour moi inenvisageable.
François : Les gens me découvrent à travers une publicité, puis, comme il y a tout le tunnel automatisé, ils vont ensuite me découvrir à travers des vidéos YouTube ou les vidéos que j'ai préparées. Donc oui, même s'ils ne me connaissaient pas quelques jours auparavant, ils vont derrière rejoindre le programme. Il y en a plein qui m'ont rejoint et qui ne me connaissaient pas deux, trois semaines avant.
Rémy : Et qu'est-ce que ça t'a fait, la première fois que tu as réalisé ça ?
François : C'est un changement de vie, c'est énorme. C'est énorme de se dire que tu as créé un système qui tourne tout seul, moi qui ai toujours énormément travaillé pour essayer de faire tenir le machin. Là, tu vois que ça tourne quasiment en automatique. YouTube est tellement immense, il y a tellement de gens intéressés, et pouvoir aller trouver des gens chaque semaine, puisque là j'ai plein de nouveaux élèves par mois, presque chaque semaine j'ai une inscription. Et là, je n'en suis qu'au début. C'était inimaginable il y a un ou deux ans.
Rémy : Il y a un truc qui me tient à cœur et que je partage souvent : notre stratégie nous permet d'améliorer notre chiffre d'affaires et nos processus, avec beaucoup moins de clients. Mais ce qui me tient à cœur, c'est qu'on fait ce genre d'offre aussi pour nos clients, parce que ça permet d'avoir des personnes plus engagées, qui vont bien bosser, qu'on va pouvoir faire réussir. Toi, tu as connu le présentiel avec des clients qui payent neuf cents euros l'année, puis les petites offres où ils sont totalement autonomes, et maintenant cette version adaptée à internet. Parmi ces trois offres, laquelle t'a permis d'obtenir les meilleurs résultats pour tes clients ?
François : La dernière, la toute dernière.
Rémy : Même le présentiel n'était pas au niveau de ce que tu fais aujourd'hui ?
François : Pas du tout, clairement pas. Avec l'offre actuelle, il y a ce côté visioconférence en direct une fois par semaine, donc j'ai mes élèves en direct, et ça reproduit un peu ce cours hebdomadaire qu'on avait en présentiel. Bon, je n'ai pas la vue à trois cent soixante degrés, mais dans ma posture, je n'ai aucun problème avec ça. Par contre, je bénéficie de toute la puissance du numérique, de plein de logiciels aujourd'hui adaptés à l'apprentissage en ligne, qui permettent de booster fois mille l'apprentissage des élèves. Il y a plein d'outils que je peux intégrer dans le parcours pédagogique, ce qui aurait été impossible à faire avec du cours uniquement en présentiel. L'intégration d'outils numériques, ça change complètement la donne.
Rémy : Tu l'avais anticipé, ça, ou pas ?
François : Franchement, ça a été une réalisation assez surprenante. Je m'en rendais compte au fur et à mesure de l'expérience que prenait mon offre. Au début, j'ai fait une première version de mon parcours. À chaque fois qu'un élève passe dedans, il se confronte à des difficultés. Je ne vends qu'une seule offre : ce ne sont pas des cours comme en présentiel, où à chaque cours tu fais un truc différent, et ce ne sont pas non plus les dix modules différents de ma deuxième version en ligne, où tous les deux mois je sortais un nouveau module, et où on était presque dans de la consommation. Cette dernière version, on est vraiment sur du perfectionnement. J'ai un programme, et chaque semaine je l'améliore, parce que mes élèves passent par là et se confrontent à une difficulté, donc je peaufine ce passage. Et cette amélioration continue du programme, plus l'intégration de nouveaux outils, pour les élèves c'est le top. Je ne me rendais pas compte que les élèves suivants, quand ils passent par là, c'est ultra fluide pour eux. Donc le programme se perfectionne au fur et à mesure. Ça, c'est surpuissant.
Rémy : Quel résultat tu avais eu d'abord dans Funnels Club ?
François : J'avais rejoint Funnels Club en avril deux mille vingt-cinq, et sur un mois je me suis fait tout le programme. Dès le mois de mai, le mois suivant, j'ai mis en place mon offre. Mon programme, mon tunnel, tout était fait en un mois. J'y suis allé à fond, et j'ai eu des résultats très rapidement : dès le mois de mai, j'avais déjà fait fois deux et demi sur mon chiffre, je tournais autour de huit mille, neuf mille, dix mille euros par mois. Je sais que le mois de mai, j'avais fait quatre ventes à deux mille euros, plus je vendais encore mes petites offres. Donc il y avait un mix des deux, je crois que j'ai fait neuf mille, dix mille euros facturés, quelque chose comme ça. Pour moi, ce sont des chiffres énormes, ça n'avait jamais été vu dans mon activité en ligne.
Rémy : Tu n'avais jamais atteint ça, même avec des promotions, des pics de vente ? Jamais neuf mille sur trente jours glissants ?
François : Non, jamais. Même en faisant des promotions. Dans l'école de musique, la rentrée c'était septembre, donc juste avant les vacances scolaires et en septembre, c'est là que j'avais les pics d'inscription, quatre-vingts, quatre-vingt-cinq pour cent du chiffre d'affaires était fait là. Donc potentiellement, oui, je faisais rentrer vingt mille euros à ce moment-là, peut-être plus, mais il fallait payer en dix fois. Et j'avais cinquante-cinq mille euros de charges annuelles, c'est très précis. Donc j'avais plein de choses compliquées. C'est d'ailleurs l'une des très grandes raisons pour lesquelles j'ai arrêté l'école. L'école avait huit ans, donc au bout de huit ans, faire vingt, vingt-cinq mille euros de chiffre d'affaires sur un ou deux mois dans l'année, ce n'est vraiment pas exceptionnel, ça vient à peine couvrir mes charges.
François : Alors que quand j'ai créé mon offre, dès le premier mois, je fais huit, neuf, dix mille euros de chiffre d'affaires, donc ça, c'était mai. Juin, j'ai dû faire l'équivalent, entre six et dix mille euros. Juillet, août, c'était un peu plus calme, j'ai dû faire six mille euros en juillet, et août un très petit mois, six mille euros à tout casser. Donc on était déjà sur un autre niveau pour moi.
Rémy : Avec beaucoup moins de clients, il ne faut pas l'oublier : les petits mois représentaient déjà une croissance de cent pour cent, mais en plus tu avais quasiment dix fois moins de clients.
François : C'est ça. Je tournais en moyenne à deux à quatre clients par mois pour faire ces chiffres-là, là où je pouvais en avoir entre trente et cinquante selon le panier moyen du mois. Donc oui, c'est dix fois moins, clairement.
Rémy : Je préfère le préciser : toi, tu avais déjà une activité, déjà un business. Je me rappelle très bien, on avait fait ton premier coaching dans Funnels Club, j'arrive et je te dis : bon François, toi tu vas faire une offre comme ci, comme ça. Et tu l'as tout de suite mis en place. C'est aussi ça qui fait que ça a fonctionné rapidement pour toi : je t'ai dit un truc, tu n'as pas négocié, tu l'as fait, même si ça te faisait peut-être un peu peur de passer de quatre-vingts à deux mille. Et ensuite, tu as commencé à mettre en place une nouvelle source d'acquisition en plus de ta chaîne YouTube ?
François : Ouais, j'avais l'inertie de YouTube, j'avais commencé un peu plus sérieusement en septembre deux mille vingt-trois, donc j'ai l'inertie d'un an et demi à peu près. Et très rapidement, j'ai commencé à développer la publicité. J'étais bien accompagné là-dedans. J'ai commencé très gentiment avec un petit budget, puis petit à petit, j'avais des gens qui m'appelaient, qui ne me connaissaient pas, qui découvraient le truc. Donc petit à petit, tu as de plus en plus de monde qui t'appelle, et je mettais de plus en plus de budget dans la publicité. J'avais de plus en plus de personnes qui me rejoignaient, pas uniquement du côté de mes vidéos YouTube.
Rémy : Qu'est-ce qui t'a donné envie d'aller un peu plus loin, et qu'est-ce que ça a changé, cette seconde étape ?
François : C'est très clairement le mois de septembre deux mille vingt-cinq, où j'ai eu ma première rentrée avec ma nouvelle offre, tout mon nouveau système, et c'est un mois explosif. J'ai fait dix-sept mille euros sur ce mois-là, ce qui était énorme. Ça faisait deux ans que je plafonnais à trois mille cinq cents, puis six, sept, huit, neuf, avec dix mille sur les pics. Quand tu fais dix-sept mille euros, tu dis waouh. C'est presque six mois par rapport à avant. On est sur cinq, six mois de ce que je pouvais faire avant, que tu te fais en quatre semaines. Et en plus, ils tombent presque tous sur les mêmes semaines. C'était presque violent, en fait. C'est très surprenant, la première fois que ça arrive.
François : J'avais commencé à faire de la publicité un peu avant septembre, mais à très petit budget, je chatouillais un peu la publicité sans vraiment maîtriser le truc. Je l'ai fait parce qu'on m'a dit que c'était l'étape suivante pour moi. Et quand j'ai fait ce mois de septembre aussi explosif, j'étais super ravi de le partager dans Funnels Club auprès des autres membres, et c'est là que tu m'as parlé du mastermind. Où on fait tout en plus fort, plus vite, plus concentré. Forcément, ça m'a parlé, j'étais là aussi pour gagner un maximum de temps. C'était ça, le point de bascule : ce fameux mois de septembre, où je me suis dit que si on a les bons leviers en main, tout peut aller tellement plus vite.
Rémy : Et comment ça s'est passé ? Quel est ton retour, et la différence avec Funnels Club, sachant qu'il n'y a pas encore eu l'événement ?
François : Le gros point pour moi, il y a plusieurs choses super intéressantes. Tout d'abord, le fait de se retrouver entre membres qui ont réussi à installer un système qui génère plusieurs dizaines de milliers d'euros chaque mois. Le fait de se retrouver dans ce petit cercle-là, c'est un vrai gros booster, je trouve ça puissant. Deuxièmement, le fait de pouvoir interagir beaucoup plus facilement et rapidement avec tout le monde : on a vraiment un espace pour nous, entre personnes validées, entre guillemets, à cette étape-là. Et je trouve que c'est aussi un très gros booster, parce que j'ai eu mes moments de doute dans l'activité, et quand j'ai ton soutien, celui de Geoffrey, celui des coachs, mais aussi celui des autres membres qui eux ont déjà réussi, ça a une certaine valeur.
François : Et à titre personnel, ce qui m'a énormément aidé, c'est quand on a fait le point ensemble et qu'on a fait le plan d'action. Le plan d'action que tu m'as mis en place, où tout a été boosté, où on est allés beaucoup plus vite sur les choses, où tu m'as donné plein de trucs à faire. Et je me suis plutôt bien exécuté, j'ai été à fond. Donc ça aussi, ça m'a permis d'avancer beaucoup plus vite. Et puis tous les directs qu'on a, uniquement avec les membres, c'est très spécifique : c'est un peu moins générique, on s'adresse un peu moins aux débutants. Il y a de nouvelles techniques, certes, mais surtout un nouvel état d'esprit. Si on va chercher d'autres chiffres, d'autres étapes, tout va beaucoup plus vite. Et pour moi, un des gros déclics, c'est d'avoir commencé à faire un peu de croissance, donc tout de suite des gros budgets publicitaires. Au début, ça fait très peur, mais tu aides à prendre du recul sur les choses.
Rémy : Est-ce que ça t'a permis de passer un palier dans ton business ? Et peut-être que tu peux nous partager le prochain objectif que tu as.
François : Pour la petite blague : ce mois de février, c'est un mauvais mois pour moi, je n'ai fait que treize mille cinq cents euros. C'est une boutade, mais c'est pour montrer que le curseur a quand même vachement évolué. Le mois de septembre est devenu presque un mois normal, finalement. Dix-sept mille euros, c'était un très bon mois avant. J'ai fait l'équivalent en octobre, j'ai fait plus en décembre. Le mois de janvier, c'était un petit mois, je n'ai fait que dix mille euros, entre guillemets. Février, petit mois, treize mille cinq cents. Donc on est sur une autre échelle. Je n'ai pas énormément de recul, mais disons que mon seuil bas est devenu dix mille euros facilement chaque mois. Et mon nouveau palier, ce que j'aimerais aller chercher, c'est stabiliser à minimum vingt mille euros par mois, entre vingt et trente mille je pense.
Rémy : Ce qui se passe généralement, c'est qu'on a des paliers, mais ce ne sont jamais ceux qu'on pense. Peut-être que tu penses que ton palier c'est vingt mille, mais si ça se trouve tu vas tout de suite aller à trente mille. Le palier, on le subit, on ne le choisit pas. Merci beaucoup, je pense que ton histoire peut vraiment inspirer, parce que tu as connu le business dans le dur, tu as connu ensuite les petits produits, tu as suivi le chemin le plus classique possible dans le domaine de la formation. Beaucoup de gens passent par les petits produits avant d'aller vers des offres premium. Et c'est après coup, quand on réalise tout ça, que ça fait bizarre de reparler de ce qu'on vendait à quatre-vingts euros.
François : Complètement. Juste pour clôturer avec ça, parce que là je me replonge dans cette phase à soixante-dix, quatre-vingts, quatre-vingt-dix euros : comment est-ce qu'on peut vivre en vendant des produits aussi peu chers, mais surtout en dévalorisant autant son travail ? Comment est-ce qu'on peut réellement en vivre ? Et quand on apprend à valoriser son travail, à le vendre à sa juste valeur, et encore, je pense que j'ai un travail à faire là-dessus, je pense qu'on peut aller encore plus loin.
Rémy : C'est marrant de regarder en arrière, des fois. Merci beaucoup François pour ce partage, pour ton histoire. Et puis l'aventure continue, on va passer au prochain palier.
François : Avec plaisir. Merci à toi Rémy, merci pour tout, vraiment.