Avis mastermind : Roland Buffet, de 10 000 € à 50 000-70 000 € par mois, avec sa femme et son fils

Roland Buffet avait raconté son passage du présentiel au distanciel ; un an et demi plus tard, il travaille avec sa femme et son fils et annonce cinquante à soixante-dix mille euros par mois. Le mastermind dont il parle est aujourd'hui en pause : c'est le consulting privé qui l'a remplacé.

Où il en était un an et demi plus tôt

Roland forme les entreprises du bâtiment à la gestion. Au moment de son premier entretien, il venait de passer la barre des dix mille euros par mois : un programme qui tournait, commercialisé, avec une vraie marge de progression.

Mais il ne présente pas cette étape comme un aboutissement, et c'est ce qui rend son récit utile. Il parle de balbutiements, de mois où les objectifs n'étaient pas atteints, et d'encore beaucoup d'inquiétude. Il faisait entrer deux ou trois artisans par mois, ce qui correspondait à son objectif d'alors.

« On était sur des balbutiements de l'atteinte de certains objectifs, et certains mois on ne les atteignait pas, avec beaucoup d'inquiétude encore. »
Roland

Pourquoi il a voulu aller plus loin : l'image de la voiture

Roland explique par une image, et elle est claire. Avant, il était à pied. Funnels Club a été la voiture : il pouvait se déplacer plus vite, aller plus loin, et il y était confortable.

Ce qui ne collait plus, ce n'était pas le véhicule, c'étaient ses objectifs. Il voulait accompagner beaucoup plus d'artisans, et il avait une intention précise derrière : sortir sa femme de son emploi salarié dans la fonction publique pour qu'elle travaille avec lui. Ces ambitions-là demandaient autre chose.

« Non pas que le véhicule d'avant était mauvais, pas du tout. Sauf que là, vu mes ambitions, il fallait quelque chose de plus efficient, de plus personnalisé et de plus puissant. »
Roland

Le séminaire où il ne voulait pas aller

C'est le fait marquant qu'il retient de toute l'année, et il le raconte sans se ménager. Le mastermind comportait une semaine en présentiel à l'île Maurice, et Roland a failli ne pas y aller pour deux raisons qu'il énumère : il fallait payer le billet, et il ne se sentait pas à sa place.

Il voyait les autres membres comme des stars aux centaines de milliers d'abonnés, et se jugeait débutant à côté. Il est allé jusqu'à réserver, dit-il, le logement le moins cher de l'île, parce qu'il estimait ne pas mériter plus. C'est le même sentiment que décrit Sandrine avant sa pause de six mois.

« Je me disais : n'y va pas, tu vas dépenser de l'argent, tu n'es pas à la hauteur, tu ne devrais pas. »
Roland

Ce que le présentiel lui a fait comprendre

Ce qu'il a vu sur place a défait la croyance qui le retenait, et sa formule est la meilleure du témoignage : les autres n'avaient rien d'exceptionnel. Certains y faisaient même des résultats plus petits que les siens.

Il décrit une semaine de vrai travail, de huit ou neuf heures du matin jusqu'au soir, et surtout les échanges avec ceux qui avaient plusieurs coups d'avance. Il note aussi, et ça compte pour lui, que personne n'est arrivé en voiture de luxe : des gens simples, dans un bel endroit. Guy Anastaze dit la même chose de ce que les autres lui apportent.

« Vous étiez exceptionnels, mais vous n'aviez rien d'exceptionnel. Je me suis dit : finalement, je ne suis peut-être pas si nul, et j'ai peut-être ma place. »
Roland

Ses résultats : de 10 000 € à 50 000-70 000 € par mois

Le séminaire a lieu en décembre 2024. Roland rentre, passe le mois de janvier à réaligner tout ce qu'il y a compris, et à partir de février les chiffres doublent.

Il donne l'échelle complète : zéro euro de chiffre d'affaires à distance avant d'entrer dans le programme, quinze à vingt mille pendant, et entre cinquante et soixante-dix mille euros par mois aujourd'hui. Il refuse d'aller plus loin sur la rentabilité, qu'il garde confidentielle, mais précise que dans ce modèle le chiffre et la marge montent ensemble.

« En janvier, j'ai réaligné tout ce que j'avais compris et modélisé sur place. Et à partir de février, j'ai explosé les chiffres. »
Roland

Ce dont il est le plus fier, et ce n'est pas le chiffre

Il classe lui-même ses résultats par priorité, et l'argent arrive en troisième. En premier : une communauté d'artisans qui s'est beaucoup développée, et surtout des clients satisfaits, dont un influenceur du bâtiment qui raconte publiquement ce que ça a changé.

En deuxième, le rêve qu'il avait formulé : depuis septembre 2025, sa femme travaille avec lui à plein temps, pour un salaire équivalent à celui de la fonction publique qu'elle a quitté. Et une chose qu'il n'avait pas prévue : son fils s'occupe désormais de sa publicité et de ses réseaux sociaux. Il a aussi deux collaborateurs au closing.

« Aujourd'hui, je travaille avec ma femme et mon fils dans quelque chose qui est efficace pour des clients totalement satisfaits. Qu'est-ce que tu as envie de plus ? »
Roland

Ses 20 % d'écarts, et ce qu'ils lui ont appris

Roland se décrit comme quelqu'un qui aime modéliser ce que font les autres, et il concède que dans environ vingt pour cent des cas il a fait autrement que ce qu'on lui conseillait, en se disant que son cas était différent.

Son aveu est celui qu'on lit rarement dans un témoignage : sur ces vingt pour cent, il est presque toujours revenu à la méthode initiale. Il en tire un conseil direct pour qui regarde. C'est exactement l'erreur que Cédric décrit sur son site et ses articles.

« Ne perdez pas trop de temps à vous dire que vous, c'est différent. La méthode, vous pouvez la suivre à la lettre. »
Roland

Le mastermind est en pause, et c'est le consulting privé qui l'a remplacé

Comme pour le second entretien de Corentin, un point à savoir avant de chercher à rejoindre ce dont parle Roland : le mastermind n'est plus proposé. Il est en pause, et c'est l'accompagnement en tête-à-tête, le consulting privé, qui a pris sa place.

Son conseil à ceux qui hésiteraient reste transposable, parce qu'il porte sur une crainte et non sur un format : il dit de ne pas venir si l'on veut réussir en écrasant les autres, et de venir si l'on a peur de ne pas être à la hauteur. Si vous voulez en parler, l'appel découverte est gratuit.

« Si vous voyez grand et que vous vous dites que ce n'est pas pour vous parce que vous êtes trop petit, vous vous trompez : c'est pour vous. »
Roland
Lire la transcription de l'entretien

Rémy : Salut Roland, merci d'avoir accepté mon invitation pour refaire le point. On avait déjà fait une interview ensemble il y a un petit moment maintenant. C'était il y a combien de temps, d'ailleurs ? Quasiment un an, un an et demi ?

Roland : Il y a plus d'un an, je pense, il y a un an et demi.

Rémy : Et d'ailleurs, je pense que c'est l'une des interviews les plus vues que j'aie faites. Je crois qu'elle a plusieurs milliers de vues, peut-être presque cinq mille. Donc je trouve que c'est intéressant de refaire le point : qu'est-ce qui s'est passé depuis ? Est-ce que tu te rappelles à quel niveau de business tu étais il y a un an, un an et demi ?

Roland : On avait passé la barre des dix mille euros de chiffre d'affaires par mois, il me semble. On avait atteint une première étape, celle de pouvoir avoir un programme qui tournait, qui était commercialisé, qui avait une certaine proportion à se développer. Mais on était sur des balbutiements, on va dire, de l'atteinte de certains objectifs, et en même temps, certains mois, on ne les atteignait pas, avec beaucoup d'inquiétude encore, et quelques problématiques à solutionner.

Rémy : Juste pour redonner un peu de contexte : quand tu nous avais rejoints à la base dans Funnels Club, tu avais déjà une activité. Est-ce que tu peux dire de quel modèle à quel modèle tu étais passé ?

Roland : Effectivement, je travaille dans le monde du BTP depuis plusieurs dizaines d'années, et en deux mille treize je suis devenu consultant pour le monde du BTP, et je faisais tout ça en présentiel. C'est-à-dire que je travaillais auprès des artisans du bâtiment en allant chez eux, dans leur entreprise. En deux mille vingt-deux, j'ai voulu accompagner plus d'entreprises, parce que j'étais à la limite de ce que je pouvais faire physiquement : je faisais plus de mille, mille cinq cents kilomètres par semaine, et je n'arrivais pas à répondre à la demande du monde du BTP, qui cherche à se former et à se professionnaliser sur la gestion d'entreprise.

Roland : Et c'est là que j'ai eu l'idée. Pour être transparent, simple et honnête : retrouver une vie personnelle, et pouvoir accompagner plus d'entreprises. Ça m'embêtait de refuser d'aider les artisans du bâtiment, parce que ça me passionne, et en même temps je n'avais plus de vie de famille, je n'avais plus rien. Donc j'ai pris la décision. J'ai mis six, huit mois à chercher comment j'allais faire ça, et à te scanner, ce que j'avais déjà dit dans le précédent témoignage. Mais je pense que c'est important de le redire : toute la réticence que j'avais, ce n'était pas de la réticence, c'était la crainte de me faire avoir, de me faire accompagner par la mauvaise personne. Par mauvaise personne, j'entends quelqu'un qui ne m'accompagnerait pas à l'atteinte de mes objectifs, parce que je suis très performeur, j'aime fixer des objectifs et les atteindre. Et aussi quelqu'un qui partage mes valeurs, parce que j'ai cinquante ans cette année, et plus je vieillis, plus mes valeurs sont puissantes et moins j'ai envie de transiger avec elles.

Roland : Et c'est comme ça que je suis rentré dans ton programme Funnels Club, en prenant le pari que tu étais la bonne personne. Dans cette première arrivée sur Funnels Club, j'ai pu structurer, dématérialiser mon offre. J'ai pu structurer mon présentiel en distanciel. Autant te dire que dans mon monde de la gestion d'entreprise dans le BTP, il y a déjà vraiment peu de monde. Et en plus, quand on dit qu'on va faire ça en distanciel avec des artisans qui parfois ont encore du mal à manipuler l'informatique, je passais pour un fou. Mais tu ne m'as pas pris pour un fou, au contraire, tu m'as accompagné à déployer ça correctement, très professionnellement, avec ton équipe.

Roland : Je tiens aussi à le dire, parce que moi je suis à Chambéry, en Savoie, à mon âge, je ne suis pas entouré de gens qui sont sur internet, donc je suis vraiment isolé dans mon monde. Et en plus, j'étais encore plus isolé dans cette stratégie de déploiement internet. Personne autour de moi. Même si je suis bien marié, très heureux, et c'est sûrement grâce à elle que je réussis, mon épouse m'a toujours soutenu, mais personne ne la comprenait et personne ne pouvait véritablement communiquer avec moi sur ce sujet-là. Donc ça m'a beaucoup aidé, dans Funnels Club, de me sentir faire partie d'un groupe. Mais aussi et surtout que ton équipe et toi m'ayez vraiment accompagné à structurer mon offre, ce qui m'a permis d'atteindre des premiers résultats. Je faisais rentrer deux, trois artisans par mois, donc j'étais ravi, parce que c'était un volume que je voulais atteindre. Et puis j'ai réussi à développer un vrai business, qui aujourd'hui me fait vivre, et qui me permet de faire vivre d'autres personnes.

Rémy : Funnels Club, c'était plutôt ça, finalement : restructurer le business, créer cette offre, fixer les premiers tarifs, mettre en place la base. Qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné tu t'es dit que tu avais besoin d'aller plus loin ? C'était à quel moment dans le business, où tu t'es dit que tu étais un peu bloqué ?

Roland : Je ferai l'image d'un véhicule. J'étais à pied, et je trouvais une voiture, et on l'appelle Funnels Club. Elle me permet d'être confortable dedans, de me déplacer plus rapidement, d'aller plus loin, ce que permet une voiture par rapport au fait d'être à pied. Le truc, c'est qu'à un moment donné, mes objectifs m'ont obligé à me dire : Roland, tu veux faire les vingt-quatre heures du Mans, tu as ce niveau d'exigence, tu veux accompagner encore plus d'artisans, tu veux développer ton business. Parce que j'avais une vraie stratégie de récupérer ma femme dans mon boulot. Je ne voyais pas l'intérêt de réussir en distanciel, de me libérer physiquement d'un lieu de travail, et que mon épouse ait toujours un boulot salarié dans la fonction publique. J'avais vraiment cet objectif-là. J'avais envie d'accompagner encore plus, mais j'étais en voiture familiale. C'est une belle voiture, ça marche très bien, ça permet plein de choses, mais j'avais besoin d'un véhicule supérieur. Non pas que le véhicule d'avant était mauvais, pas du tout : j'aurais pu perdurer comme ça avec moins d'objectifs personnels et moins d'ambition, c'était parfait. Sauf que là, vu mes ambitions, il fallait quelque chose de plus efficient, de plus personnalisé et de plus puissant.

Rémy : Et qu'est-ce qui est plus puissant, du coup ?

Roland : Ce qui est plus puissant, c'est déjà l'état d'esprit des gens qui sont dedans. Je reste sur mon image de véhicule : quand tu es en voiture familiale et que tu arrives avec tout le monde, les gens te disent : attends, regarde, tu pourrais avoir ça comme voiture, tel réglage. Et en fait, tu es tiré vers le haut, juste par le fait d'y entrer. Ce que j'ai trouvé, c'est déjà de l'ultra-personnalisation. J'ai trouvé Rémy Jupille ultra investi auprès de chacun, puisqu'on est un tout petit groupe. J'ai trouvé des gens qui étaient à mon niveau, et attention, ce n'est pas de la fausse humilité : à mon niveau, ça veut dire au niveau des ambitions qu'on a. Ce n'est pas tant de savoir si je fais dix mille, douze mille, cent mille, on s'en fout de ce qu'on brasse. Je reviens sur les valeurs : je retrouve aussi des gens qui ont les mêmes valeurs, c'est-à-dire développer un business, mais aussi et surtout satisfaire nos clients. S'il y a une chose que j'aime à bosser avec toi depuis deux mille vingt-trois, c'est ces valeurs-là : la priorité n'est pas de faire de l'argent, mais d'être utile pour la société et pour les gens pour qui on travaille.

Rémy : Quel élément t'a le plus marqué ?

Roland : Le présentiel. Je suis quelqu'un qui pense toujours que je vais y arriver, mais j'ai toujours l'impression que les autres sont meilleurs que moi, que finalement je ne suis pas à la hauteur. C'est une inquiétude que j'ai vis-à-vis des autres. Quand je regarde dans la glace, je me dis : tu vas tout défoncer, lâche rien. Et ce qui s'est passé, c'est qu'en rentrant, j'ai vu la réussite des autres avant la mienne, bien avant la mienne, en me disant : putain, ils sont tous meilleurs. Ce sont des stars, les mecs ont déjà des centaines de milliers d'abonnés à droite à gauche. Et je me disais : qu'est-ce que tu fous là-dedans ?

Roland : Et puis arrive le présentiel, que tu poses là où tu habites, à l'île Maurice. Franchement, si tu l'avais fait dans la zone industrielle de Chambéry ou dans un endroit paumé de la France, je n'aurais pas réfléchi, je serais venu. Mais là, tu m'as posé face à deux problèmes : un, il faut que je dépense de l'argent pour aller là-bas, même si le mastermind en fait partie, il y a quand même le billet. Et deux, est-ce que je mérite d'aller sur une île paradisiaque en plein développement de business ? Je disais à ma femme que je n'avais pas le temps le samedi, pas le temps le dimanche, je bossais beaucoup. Et je n'avais pas l'impression d'avoir ma place là-bas. Vu que mes résultats étaient bons pour Funnels Club, mais débutants par rapport à un mastermind, je me disais : n'y va pas, tu vas dépenser de l'argent, tu n'es pas à la hauteur, tu ne devrais pas. Et toi, tu me dis toujours avec beaucoup de bienveillance : fais ce que tu veux, mais tu vas faire une erreur à ne pas y aller, parce que tu as toute ta place.

Roland : Je suis venu, évidemment, j'ai pris le billet. On peut faire une parenthèse pour rire : vous étiez dans un bel endroit, et moi j'avais trouvé, je pense, la cabane la moins chère de l'île Maurice. Je dormais dans un endroit où je me disais : je ne mérite pas plus. Mais vous m'avez accepté tel quel. On a partagé des super moments, j'ai vu de très belles personnes, c'était exceptionnel. Mais ce qui était encore plus magique, c'est qu'on a fait ça en décembre deux mille vingt-quatre. Je suis revenu fin décembre, et en janvier j'ai réaligné tout ce que j'avais capté, compris, vu et modélisé sur place avec vous. J'ai fait ça durant janvier, et à partir de février, j'ai explosé les chiffres. Je ne sais même pas si je n'ai pas fait fois deux par rapport à ce que je faisais avant. Donc si tu me demandes le fait marquant, c'est ce mastermind auquel je ne voulais pas venir, parce que un, je ne le méritais pas, deux, il fallait dépenser de l'argent que j'estimais ne pas avoir, et trois, l'explosion de mon modèle économique à l'issue.

Rémy : Qu'est-ce qui explique ça, selon toi ?

Roland : Le fait de vous voir. Le distanciel permet de capter des choses que le présentiel met en exergue. Ce que j'ai vu sur place, c'est en fait que vous n'aviez rien d'exceptionnel, pardon de le dire comme ça, Rémy. Vous étiez exceptionnels, mais vous n'aviez rien d'exceptionnel. Vous faites des résultats, et puis il y en avait aussi, au mastermind, qui faisaient des résultats plus petits que les miens. Je me suis dit : ah tiens, finalement, je ne suis peut-être pas si nul et j'ai peut-être ma place. Et surtout, on a pu partager. Au-delà des modules de formation, on passait des journées à bosser. Pour ceux qui se disent qu'on n'a rien foutu : on attaquait à huit ou neuf heures, et on finissait tard, on ne plaisantait pas, ça a vraiment bossé. Mais en dehors de ça, les échanges, le partage et les conseils de ceux qui ont trois temps d'avance, qui avaient beaucoup plus de chiffre d'affaires et beaucoup plus de clients que moi, dont toi : ça, c'est un booster fabuleux.

Rémy : Je vois très bien ce que tu veux dire, parce que moi, le mastermind, je l'avais imaginé aussi en présentiel, parce que j'en ai moi-même fait avant. Le fait de voir quelqu'un en ligne, ça paraît loin, tu dis que ce sont des stars. Et quand tu le vois en vrai, tu te dis : c'est un mec normal ou une femme normale, et du coup ça rend les choses concrètes.

Roland : Je t'ai vu arriver en voiture, et je ne sais plus laquelle tu avais, mais une voiture toute simple. Moi j'avais loué une voiture pareille, un truc tout simple. Mais on est arrivés sur un très bel endroit, et c'est ça qui m'a plu : tu ne t'es vraiment pas foutu de notre gueule dans le lieu, dans l'accueil, dans la générosité de l'accueil. Et pour autant, on était sur le parking, tu aurais pu nous mettre sur le parking d'un hôtel bon marché avec nos bagnoles et habillés comme on était, c'était pareil. Ça m'a tout de suite plu. Je me suis dit : des gens simples, qui ne se prennent pas la tête, mais qui font des choses exceptionnelles. C'était parfaitement ce que je voulais.

Rémy : Et donc, pour parler de tes résultats : qu'est-ce qui a changé depuis la dernière interview ? Tu peux parler des choses dont tu as envie, mais tu avais d'autres objectifs, comme tu parlais de ta femme.

Roland : Je vais scinder ta question en trois, par priorité. La première chose, c'est que j'ai une communauté d'artisans du bâtiment que j'adore, qui s'est développée énormément. J'ai beaucoup de clients, mais j'ai surtout beaucoup de clients satisfaits. Ce que j'ai réussi à modéliser de ce que tu m'as appris, c'est vraiment cette satisfaction client en première ligne. Et on y trouve de la reconnaissance, il ne faut pas se mentir. Il y a beaucoup de reconnaissance aussi à voir les artisans que j'accompagne réussir. J'ai même la chance d'avoir un influenceur dans le BTP qui communique beaucoup, et qui dit à quel point sa vie a changé depuis qu'on bosse ensemble. Et je vois ça avec beaucoup de monde : tous les clients de mon programme ont des évolutions, progressent financièrement, progressent humainement. C'est ma première satisfaction.

Roland : Deuxième chose : j'avais un rêve, c'était de travailler avec ma femme. J'arriverais un jour à faire que mon épouse puisse avoir sa place dans mon modèle économique, encore plus quand on est sur des modèles comme les nôtres, digitaux et entièrement délocalisables. Et là, depuis septembre deux mille vingt-cinq, elle travaille avec moi à plein temps, et elle a un salaire. Pour qu'on soit très clair, elle gagne autant qu'elle gagnait avant dans la fonction publique, et je compte d'ailleurs à ce qu'elle gagne plus. Elle a sa place, elle travaille avec moi, et on s'éclate à bosser ensemble. Et ce que je n'avais pas vu dans mes objectifs, c'est que j'ai réussi à embarquer mon fils aussi dans l'histoire, qui aujourd'hui s'occupe de tout mon achat média, de tout mon community management, de tous mes réseaux sociaux. Aujourd'hui, je travaille avec ma femme et mon fils dans quelque chose qui est efficace pour des clients totalement satisfaits. Qu'est-ce que tu as envie de plus ?

Roland : La troisième chose, on peut parler d'argent, puisqu'il faut arrêter, en France, c'est tabou, mais il n'y a pas de raison. Pour donner une idée : avant d'entrer dans Funnels Club, je faisais zéro euro de chiffre d'affaires en distanciel. En étant dans Funnels Club, je faisais quinze, vingt mille, quelque chose comme ça, je ne m'en rappelle plus honnêtement. Là, on est entre cinquante et soixante-dix par mois de chiffre d'affaires. Et on ne va pas en parler parce que c'est confidentiel, mais ce qu'il faut dire aussi, c'est qu'entre faire du chiffre d'affaires et faire de la rentabilité, il y a quelque chose de très pertinent. On arrive à être rentable dans l'évolution d'un chiffre d'affaires. Ce n'est pas toujours vrai avec certains modèles économiques, où plus tu fais de chiffre d'affaires, plus tu fais de dépenses. Nous, on a la chance de pouvoir augmenter notre chiffre d'affaires et augmenter nos marges. Donc aujourd'hui, je vis totalement de ce modèle, je paye le salaire de mon fils et de ma femme, j'ai la chance d'avoir deux collaborateurs qui font le closing, et une communauté qui est hyper heureuse de travailler avec nous.

Rémy : Comme je dis toujours, c'est aussi parce que tu as fait ce qu'il faut : tu as appliqué à la lettre, tu dupliques.

Roland : Merci, et ta phrase me permet de venir sur un sujet pour ceux qui nous écoutent, et qui ne fait pas plaisir à dire. Par défaut, j'aime modéliser ce que font les gens, et je ne suis pas trop mauvais à le faire, c'est une de mes compétences : je peux discuter avec n'importe qui et voir comment ce qu'il me dit peut être utile dans ma propre évolution. Ce dont je peux témoigner, c'est que dans quatre-vingts pour cent des cas, j'ai appliqué ce que tu as dit à la lettre. Et dans les vingt pour cent, je me suis dit : là, c'est parce que c'est Rémy, là, c'est son business et pas le mien. Et je suis parti dans d'autres façons de faire. Et ça va me piquer un peu de le dire comme ça, mais je pense que dans ces vingt pour cent où j'ai fait autrement, il y a quatre-vingt-dix-neuf pour cent des cas où je suis revenu à faire ce que tu avais dit de faire. Donc j'ai envie de témoigner pour ceux qui regarderaient cette vidéo : ne perdez pas trop de temps à vous dire que vous, c'est différent, que vous, c'est unique. Votre accompagnement, votre programme, vous le ferez comme vous voulez, évidemment. Par contre, la méthode que Rémy Jupille donne, vous pouvez la suivre à la lettre. C'est en la suivant à la lettre que j'arrive tous les mois à dépasser mes chiffres et à continuer à progresser.

Rémy : Il y a encore des fois des petits moments où tu essayes quand même, mais c'est la nature de l'entrepreneur : tu testes, tu as envie de tester, c'est normal. On n'est pas des moutons, on est des chefs d'entreprise.

Roland : Je pense qu'on s'apporte beaucoup, justement parce qu'on fait tous un petit peu ça. Mais honnêtement, si on regarde les proportions, on le fait à cinq, dix pour cent : à quatre-vingt-dix pour cent on te suit, et à dix pour cent on va tous faire nos tests. Et le fait de les faire, on revient avec beaucoup d'humilité, parce qu'il y a ce partage de valeurs. On se dit : là, ça a réussi, là, ça a raté. On te redemande comment revenir dans le droit chemin. Concrètement, ça permet aussi de voir les erreurs et les bonnes choses que font les autres. Franchement, je suis encore surpris aujourd'hui : il n'y a pas de barrières. La rentabilité, quelle publicité tu as utilisée, quel truc : on partage cent pour cent, on ne se voit pas comme des concurrents, alors qu'on a parfois des modèles qui sont proches dans l'acquisition client. Il y a vraiment cette notion de transparence absolue, qui nous permet de continuer à modéliser et de progresser grâce aux autres.

Rémy : Tu l'as vu dès le départ dans les valeurs : l'idée, c'est que moi j'apporte ma vision, mais je veux absolument que tout le monde amène sa compétence, son expertise, ses domaines de compétence. Je suis sûr que tu as dû parfois ajuster des choses en fonction non pas de ce que moi j'ai dit, mais de ce qu'un autre membre a dit et qui fonctionnait très bien pour lui. Ce qui peut être intimidant, parce que tu te demandes si tu es légitime pour rejoindre le groupe, mais il y a un vrai cerveau collectif.

Roland : Aujourd'hui, je ne vais pas dire que je fais partie des vieux, mais un peu, tout doucement. Et je vois les nouveaux arriver, et je pense à François, qui est juste génial, ce gars. Il arrive en disant : pardon les gars, excusez-moi de vous déranger, de vous poser une question. Mais non : le matin, je me connecte, j'ai toujours la même routine, je vois, on répond, on est trop contents de voir quelqu'un qui débarque avec un chiffre d'affaires deux ou trois fois moins élevé que le nôtre, en se disant : le jeune là, il va venir avec tout. On a envie d'embarquer tout le monde dans cette réussite.

Rémy : Juste pour finir : qu'est-ce que tu dirais à un membre de Funnels Club, ou à quelqu'un qui a déjà un niveau de business à cinq, dix, quinze mille par mois, s'il hésitait à rejoindre un groupe comme celui-là ?

Roland : Je vais refaire la même que je t'avais faite sur Funnels Club : je lui dirais effectivement d'hésiter dans un premier temps, pour bien se poser les bonnes questions. Si tu fais quinze, vingt mille, ou si tu hésites, mais que tu es quelqu'un qui veut garder pour soi, qui veut absolument réussir en écrasant les autres, ou qui n'a pas les valeurs qu'on transmet, alors n'y venez pas. Par contre, si vous avez ces valeurs et que vous avez cette crainte de ne pas avoir votre place ou de ne pas y arriver, alors là vous faites une erreur. Parce que comme moi j'ai failli faire l'énorme erreur d'aller faire ce mastermind. N'ayez pas cette crainte-là : un, vous aurez votre place ; deux, vous aurez la chance d'être avec des gens qui n'ont rien d'exceptionnel, mais qui font des choses exceptionnelles. Mon expert-comptable regarde mon modèle économique et me dit : mais qu'est-ce que tu es en train de nous faire là ? Donc ça va vous aspirer naturellement.

Roland : N'hésitez pas, parce que si vous voyez grand et que vous avez de la détermination, vous êtes pleinement au bon endroit. C'est bienveillant, et ce n'est justement pas un concours d'ego. Personne ne sait finalement quel chiffre d'affaires fait l'autre, dans l'absolu. C'est la dernière des questions qu'on se pose. Ce n'est pas un concours de qui a le plus gros, on s'en fout littéralement. C'est : qui pourra t'aider ? Comment on pourra t'aider ? Comment tu vas pouvoir progresser ? Donc n'hésitez pas, et si vous vous dites que ce n'est pas pour vous parce que vous êtes trop petit, vous vous trompez : c'est pour vous.

Rémy : Merci beaucoup en tout cas, Roland, pour ta franchise. Tu parles comme tu parles d'habitude, et je pense que c'est ça aussi que les gens aiment bien : tu es franc. C'est ce que j'aime aussi dans ces interviews.

Roland : Avec plaisir, Rémy. Merci, à très bientôt.

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